Face aux préjudices causés par les opérations de libération des domaines publics à Cotonou

Les 36 marchés secondaires de Cotonou prêts à accueillir les sinistrés

L’opération de liberation des domaines publics démarrée depuis le 04 janvier se poursuit dans plusieurs communes du Bénin. A Cotonou, pendant que le Maire Léhady Vinagnon SOGLO s’organise pour soulager les personnes déplacées, certains esprits malins tentent de créer la confusion et le doute dans  la tête des populations. Ils cherchent à faire porter à  la Mairie de Cotonou la responsabilité de l’installation anarchiques  de certains citoyens sur les trottoirs et terre-pleins centraux. Cette accusation est due certainement à la méconnaissance des textes.  En effet l’occupation du domaine public est réglementée par des textes dont l’origine remonte à la période coloniale.  De plus la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en son article 113 stipule que « toute occupation du domaine public de la commune est soumis au même régime que le domaine public de l’Etat et peut faire l’objet d’occupation temporaire révocable moyennant paiement de droit fixé par le conseil communal ». De ce fait, la Mairie de Cotonou en prélevant des taxes auprès des occupants n’a ni enfreint la loi ni concédé de façon  définitive le domaine public à quelque occupant que ce soit. Les dispositions réglementaires précisent que l’autorisation d’occupation du domaine public a essentiellement un caractère provisoire et révocable.  Il convient de faire remarquer que tous les occupants du domaine public ne disposent pas d’autorisation formelle de la Mairie.  La plupart ont été installés par des propriétaires de maisons.  La dernière catégorie,  la plus importante, est celle des occupants qui prennent d’assaut le domaine public  de façon anarchique et illégale.  Cependant la Mairie de Cotonou n’a pas fait de discrimination dans la mise en oeuvre des mesures d’accompagnement.  C’est ainsi que le Maire Léhady Vinagnon SOGLO a décidé en collaboration avec ses  Chefs d’arrondissement et de Quartier, de l’installation de bureau d’écoute dans chaque arrondissement pour recueillir les plaintes et suggestions des sinistrés.  Enfin des études sont en cours pour la construction de nouvelles infrastructures marchandes sur des sites identifiés dans la ville. Dans la même veine l’édile de Cotonou a pu faire relever une disponibilité de 1000 places dans les marchés secondaires pour la réinstallation des sinistrés.  Grâce à ce dispositif le Maire  offre donc des conditions idoines pour leur réinstallation.